Solution
« poor emploi »
Avant d’être une approche
favorable pour l’emploi, le bilan de compétences approfondi
pourrait
fort bien être une solution « poor
emploi ».
Rencontrant de nombreux seniors, je constate un trop fréquent
état de démobilisation de ceux qui sont passés
par un bilan de compétence. Faudrait-il déduire de ce
constat que le dispositif est mauvais ? Je ne le pense pas. Il
me semble juste incomplet et ne répond peut être pas aux
besoins prioritaires des personnes en transitions.
Faire
le point
Le bilan de compétences consiste
à faire le point sur toutes ces merveilleuses choses que vous
avez faites. Ce ne peut être qu’une bonne idée. C’est
sûr.
Et dans cette grande histoire qui est
la votre, se profilent de réels talents qui sont vos atouts
profonds enfin mis à jour par le bilan de compétences
bien ficelé. Ce n’est que du bonheur !
Et encore plus fort, vous pouvez
prendre tout ce qui ressort de meilleur (aux yeux du marché)
pour atteindre une efficacité optimale dans votre
communication vers l’emploi. Alors ? Heureux ? … Non !
Situation
coup de poing
Le bilan de compétence est le
plus souvent réalisé dans une situation d’exclusion.
Vous venez de vous faire virer ; l’entreprise change et il
vous est suggéré de faire de même par exemple via
un petit bilan (cadeau !). Responsable ou pas, il y a fort
à
parier que cela ne vous fait pas vraiment plaisir. En d’autres
termes, votre moral a connu mieux. Toutes ces belles questions qui
vous sont posées traversent de lourdes couches d’air
déformantes.
Quelles sont les choses que vous avez
faites qui vous ont mené à vous faire virer ou vous
faire étiqueter obsolescent ?
Quels sont les talents personnels qui
n’ont rien empêché ?
Quel condensé de tout ça
allez vous projeter vers un univers qui vous rejette ? Le coup
du point se transforme en coup de poing.
Votre
passé ? Vous l’avez dans le dos !
Avant de faire le
point, vous avez peut être besoin de mettre un point final
à
un passé bientôt révolu : votre siège
éjectable ou éjecté. Vous avez besoin d’exprimer
votre colère légitime et de ressentir une profonde
tristesse devant ce que vous ressentez comme un gâchis. Vous
avez besoin de regarder en face cette réalité pesante.
Puis, vous pourrez tourner la page.
Le bilan de
compétence répond mal à ce besoin du deuil. Il
peut même exacerber un marchandage avec la réalité
en vous menant à projeter des bouts d’un passé
perçu
comme douteux dans un avenir incertain.
Le
tri, la carte, le paysage
Le bilan de
compétence vous aide à faire le tri. Pour ce faire, il
sélectionne les adresses de destination sur une carte du
monde. Il semble que cette carte soit le plus souvent celle d’un
« marché de l’emploi » interne ou
externe. Carte dûment codifiée par certains
géographes
experts en classification et en projection (Et j’ai des noms !).
De quel code NAF êtes-vous donc ? De quel métier
spécifique et réglementé allez vous vous
réclamer ? Quel poste FIXE ? Soyez dans les codes et
coupez tout ce qui dépasse.
La carte n’est
pas le paysage ! Tout bon
géographe vous le dira.
Une carte, c’est
bien utile mais le paysage c’est vous. L’emploi c’est vous, le
marché c’est vous. Et si la carte est bonne, elle parle de
vous ou bien elle n’est qu’une représentation trop
approximative et grossière.
Ce
que vous aimez !
Dans tout ce
passé qu’aimeriez vous garder ?
Dans tout cet
avenir qu’aimeriez vous développer ?
Il faut être
réaliste, c’est évident !
Votre réalité,
ce sont vos ressources présentes et potentielles. Que des
choses vous viennent du passé, n’en doutons pas un instant.
Vous vivez votre présent, le reste est plus indirect en termes
de vécu ! Tout à l’heure, vous allez faire une
chose tout à fait nouvelle : mettre un pied devant
l’autre dans un nouveau présent par exemple. Pour ma part,
je parie que vous avez cette ressource potentielle. Le réalisme
de l’entreprise est de s’appuyer sur vos ressources. Si elle
s’appuie sur quelque autre représentation, la
carte n’en devient pas plus le paysage.
Aimez
votre rêve.
La situation
idéale est simple. Le rêve serait que votre vie
ressemble à ce que vous êtes dans votre vision optimale
de vous-même. Qui êtes vous vraiment ? Le travail
à
faire pourrait être d’arrêter de l’oublier. Bien sur,
vous n’avez pas tout réalisé de l’idéal de
vous-même. Tirons donc une conclusion : vous n’êtes
pas à la fin de votre chemin.
Etonnant non ?
Parle-t-on de
votre vie ou de votre activité professionnelle ? A vous
de voir : vous pouvez définir votre activité
professionnelle comme à côté de votre vie ou
dedans.
Parle-t-on de
rêve ou de projet professionnel ? Oserais-je vous
suggérer
que vous méritez plus grand qu’une ambition
professionnelle ? N’en seriez vous pas plus motivé à
bâtir encore ?
Demandez
le programme !
- L’accompagnement du deuil de la situation.
- Le tri vers ce que vous AIMERIEZ garder ou
développer.
- Le recentrage sur ce que vous êtes vraiment.
- La définition de votre projet comme un projet de
vie.
- La construction d’un plan réaliste qui utilise et
développe vos ressources – aussi - au profit de l’entreprise.
Cela
ressemble à
un programme de coaching. Il est éventuellement
complémentaire
à un bilan de compétence.
Contrôle
qualité de l'article effectué par géo212 –
géographes experts en qualité du
paysage