Déclencher la visualisation positive

© Xavier Coquelle article paru dans Spasmagazine N°15 Mai / Juin 2006

Une technique efficace pour s'aider à faire face à des problèmes. Elle présente pour les hypersensibles une difficulté de déclenchement et doit être employée au delà d'une superficialité qui la rendrait stérile.


Je vais bien, tout va bien !

Nous nous rappelons tous avec délectation de ce sketch de Dany Boon qui illustre si bien les limites d'un certain positivisme. La « bonne » visualisation positive est autre. Elle favorise le décrochage de cet état universel du « je vais mal, tout va mal », nous mène vers un état plus neutre, voire agréable, où il devient possible de reconstruire.

Universel ?

Oui : universel ! car nous avons tous des peurs. Le nier serait une grave erreur. Nos peurs ont un sens, une fonction. Elles sont à la fois nos protecteurs et le creuset de notre évolution. Quant à lui, l'hypersensible affronte, là encore, une surintensité de perception et ses implications. D'autres chassent ces états lourds d'un revers de main. Sont-ils chanceux ? Ce n'est pas si sûr. Ils courent le risque d'endormir leur protection et aussi de s'endormir dans une vie superficielle et statique. Mais rester paralysé par nos peurs donne le même résultat avec un mal être plus perceptible, et peut être garant de notre capacité d'évoluer. La neutralisation d'un état lourd est bonne si elle est faite en conscience.

DÉCLENCHER LA SORTIE D'UN ÉTAT NÉGATIF

  1. SE VOIR SOI-MÊME(MÉTA-POSITION),
  2. VOIR ET ADMETTRE (ACCUEILLIR) SON PROPRE ÉTAT NÉGATIF,
  3. DÉCELER LA PART LÉGITIME DE PROTECTION,
  4. PRENDRE CONSCIENCE DE LA SUR-VISUALISATION NÉGATIVE,
  5. CHOISIR DE DÉCROCHER (IDENTIFIER LES VRAIS BESOINS).
  6. S'AIDER PAR UN TRAVAIL DE VISUALISATION POSITIVE

Le saut à l'élastique, c'est bien mais encore faut il un élastique.

Le travail à effectuer consiste à mieux voir à travers nos états négatifs quelle est la part de nos peurs et quelle est la part de sur-visualisation de nos peurs. C'est cette sur-visualisation qui mérite d'être balayée sans compromis. L'appréciation du dosage n'est pas toujours aisé. Il l'est d'autant moins lorsque nous sommes dans l'état négatif qui perturbe notre discernement.
Lorsque nous sommes accompagnés, le praticien a pour charge de détecter cette fine frontière. On comprend bien dès lors que le praticien doit mériter notre confiance, être un « bon professionnel », être bon détecteur de ce qui est notre propre frontière de l'instant. La connaissance théorique ne suffit pas. Elle ne mène qu'à une illusion de maîtrise, un contrôle poussif aléatoire et éphémère. Le bon coach est ... un praticien qui utilise les techniques de visualisation positive lorsqu'il est lui même dans un état interne approprié : constructif, conscient, réaliste et de bon discernement. Ce bon praticien vérifie aussi par une supervision régulière qu'il ne glisse pas dans l'illusion de pouvoir, ou vers une autre sur-visualisation : celle de ses modèles ... plus si constructifs. 
Un coach a pour mission principale de vous accompagner dans la réalité présente de vos états, et comme mission complémentaire de vous accompagner dans les apprentissages qui favoriserons votre autonomie dans la meilleure maîtrise de vos états.
Le travail peut, ou pourra donc s'effectuer seul après avoir fait ces apprentissages de détection et des conditions de déclenchement nécessaires à la sortie d'un état négatif. Puis, il faudra choisir de décrocher d'un état négatif. Ne nous y trompons pas, ce choix qui pourrait paraître évident ne l'est pas en pratique.
Osons alors nous poser la question suivante :

quel bénéfice l'état négatif présente-t-il pour moi ?

Cette question a des réponses beaucoup plus simples que nous ne pourrions le penser. Cherchons dans nos besoins fondamentaux. Mais c'est une autre histoire ...
Le choix étant vraiment fait de sortir d'un état négatif : il n'y a plus qu'à !
Nous pouvons prendre un des meilleurs souvenirs que nous avons, ou encore imaginer que nous sommes ceci ou cela, dans telle ou telle situation très harmonieuse, et nous y plonger :

  • Qu'y vois-je ?
  • Qu'est-ce que j'entends ?
  • Y a t-il des odeurs et des goûts associés ?
  • Quel est mon ressenti interne ?

Et revenir à l'instant présent tout chargé de lumière.

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